Absence

Absence
Quel spectacle divin,
Quand du soir au matin,
Le coeur d'une mère révèle,
A son fils un amour fidéle.

Mais quelle déchirure amère,
D'y lire à l'aube d'un dépard,
Les souvenirs emprunts de désespoir,
D'une vie terne et solitaire.

Nul fils ne peut s'empêcher
De se juger, se proclamer
Traitre à l'amour témoigné
Par cette mère esseulée.

Pourtant il quitte bientôt,
Les insultes el les propos
D'un père qui a renié
Un fils différent: pédé!

Pourquoi n'a-t-elle jamais réagi?
Il vivra maintenant sa vie,
Essaiera de s'accepter,
Mais jamais sans oublier.
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# Posté le dimanche 13 août 2006 09:19
Modifié le dimanche 13 août 2006 17:09

Confession

Confession

Entrainé par mes songes vers cette langueur,
L'atmosphère sucrée m'emmenait à ce seigneur,
Bronze rassurant à l'accord voluptueux.
Les voix criaient pourtant l'honneur de mes aïeux!

Innocent, questionné, puis troublé d'un baiser,
Le coeur grandit d'envoutantes scènes odorantes,
De jeunes hommes lents, aimants, au toucher si léger.
--Scène impie de ma raison chancelante.

Caché derrière un mystère, mon corps pleure.
Caché d'un sourire, mes larmes rongent mon coeur.
Oh deuil porté par mon invisibilité!

Mais quand d'une révélation une amie sourit,
De l'âme indécise la tempête surgit,
Aucun phare aucun n'éclairant mes vérités.
Confession
# Posté le dimanche 13 août 2006 09:19
Modifié le mercredi 16 août 2006 16:52

Le temps d'un rêve


Attention se récit comporte une scène à caractère érotique gay, ne la lisez que si :
 Vous avez plus de 18 ans.
 La nature homosexuelle de cette relation ne vous choque pas.
 Vous êtes ouvert à l'érotisme gay.

Afin que vous puissiez lire la partie générale de cette histoire, deux fins ont été écrites, la première étant beaucoup plus légère. Il est cependant très important d'être ouvert à l'homosexualité des personnages, car Johan découvre ici la sienne...






Le temps d'un rêve


Il s'avança, lentement. Tous deux se regardaient. Johan ne pouvait pas détourner son regard. Peut-être parce que tout ce qui était autour d'eux quelques minutes plus tôt avait disparu. Il ne voyait plus que cet être qui lui faisait face. Il ressentait la présence des milliers de chaînes qui criaient depuis son enfance se taire peu à peu. Il était face à cet être. Il le ressentait plus qu'il ne le voyait, tout comme il ressentait les exhortations de son passé derrière lui. Il pouvait encore se retourner, tourner le dos à cet ange déchus. Instant étrange et magique que celui ou toute les forces qui agissent su vous semblent se compenser. Il pouvait presque ressentir les flux de magie jouer autour de lui. Il ressentait les pulsions étranges de cet inconnu, ou bien était-ce les siennes ? Il tendit la main vers lui. Il sentit cette magie qui fait si peur. Cette magie dont il ressentait l'écho en lui.

Un cri perça dans son dos, un cri sorti du passé, un cri fort de toute la peur et de l'incompréhension du monde, un cri prêt à ravager son être. Mais ce cri était impuissant car il avait compris. Compris que l'être en face de lui partageait ce recoin de son âme qu'il reniait. Compris qu'il s'agit d'une magie, la quatrième. Cette magie qui ne naissait pas d'un idéal, mais de son être, de son sang. Le sang d'Isphale. Tel était le nom de cette magie. Toutes les voix de son enfance l'avaient exhorté à la destruction, la sienne.

L'ange déchu était à terre, en face de lui. La végétation enlaçait tout son corps et plaquait au sol ses jambes prisonnières. Malgré toutes ces entraves, l'être mystérieux tendait tout son être vers Johan. Il pouvait sentir toute sa magie tenter de voler jusqu'à lui, de l'envelopper de ses charmes. Johan commença à avancer. Ses yeux se remplissaient de larmes. Un geste suffirait pour tuer l'être démoniaque.

Johan s'agenouilla. Les larmes coulaient sur son visage. Il tendit la main, effleura le visage de l'éphèbe. Les dieux eux-mêmes assistaient à la scène, impuissants, incertains... jusqu'à ce que les lianes se retirent du torse de l'être immortel, jusqu'à ce que les lèvres de Johan se posent sur celles de l'éphèbe.

Un torrent d'émotion déferla en Johan. Les certitudes du passé furent englouties par l'évidence de ce baiser. Il avait trouvé sa vérité. Tous les mensonges dont il s'était bercé s'effondraient, hurlaient. Mais alors que chacune de ces pierres s'écroulaient, il s'apercevait qu'elles dissimulaient, et lui avait toujours dissimulé, une forteresse sans faille aucune, immense. Il n'aurait su dire si elle était blanche ou noire mais il en émanait une lumière irisée rassurante.

Fin censurée :

La main de Johan remonta dans les cheveux hirsutes du cher ange. Les lèvres se séparaient, déjà nostalgique de ce baiser passionné. Johan gardait les yeux fermés, comme si il ne voulait pas retrouver ce sens pour s'abandonner totalement au contact nouveau. Et c'est les yeux ouverts qu'il découvrit que son ange s'était évaporé, mais il lui restait ses vérités.

Fin non censurée :

La main de Johan remonta dans les cheveux hirsutes du cher ange. Le baiser devint plus passionné. Les deux corps vibraient. Chacun ressentait l'autre. Les lianes tombèrent, formant un lit de végétation sous les deux amants. Les mains exploraient les corps défendus. Le semblait s'être ralenti. Johan fut libéré de sa veste de mage. Les mains d'Elear découvraient des épaules larges, un torse musclé, tandis que Johan découvrait chaque entaille qu'avaient laissée les ronces sur ce corps désiré. Il dégrafa le pagne qui habillait le corps fiévreux, libérant un sexe puissant. Les lèvres angéliques se glissèrent dans le cou de Johan. Un frisson parcouru tout son corps. Il sentit la cuisse d'Eléar glisser le long de sa jambe, puis appuyer fermement entre ses jambes. Le sexe en érection s'appuyait en suivant une cadence enivrante. Eléar maintenait Johan au sol, tandis que ses lèvres descendaient toujours... Puis il embrassa, mordilla la poitrine musclée tandis qu'il caressait le bas de son ventre avec ses mains. Sa bouche continuait de descendre faisant naître de nouveaux frissons chez Johan. Tandis que ses lèvres effleuraient maintenant le nombril, Eléar caressait le sexe courbe qu'il sentait sous le pantalon de toile fine de Johan. Alors survint un éclat de lumière. Johan sentit une brûlure au bassin et découvrit que son pantalon était lacéré. Eléar libérait le sexe rigide et déposa ses lèvres en haut de la cuisse droite de Johan. Milles caresses apprivoisaient le corps doré et musclé. Johan crispa ses orteils quand la langue d'Eléar effleura ses testicules. Puis les lèvres saisirent le bas de sa verge si courbe. Immense frisson quand les lèvres voyageaient vers le somment de cette verge. Johan sentit la langue tapoter le frein. Des mains caressaient ses fesses et appuyaient à la base de sa verge. Le sexe libera une goutte translucide aussitôt recueillie par une langue inassouvie. Une fois cette offrande reçue, le sexe entra dans la bouche si fine. La main serra fort le sexe en érection tandis que seul le gland était caressé par la langue d'Eléar. Johan gémissait. Alors la bouche abandonna le sexe, remonta le corps superbe, et embrassa langoureusement son amant. Les deux corps frémissaient serrés l'un contre l'autre. Alors John souleva Eléar. Combat ultime aux râles puissants. Johan jouit dans l'intimité de son partenaire. Peu après, Elear libera un liquide chaud sur son ventre et son torse. Johan laissa tomber sa tête. Quand il eut repris son souffle, son amant avait disparu. Eul restait une coupure au bassin...
Le temps d'un rêve
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# Posté le dimanche 13 août 2006 09:31
Modifié le vendredi 20 octobre 2006 01:33

Une chanson que j'aime (l'intro est géniale)

Une chanson que j'aime (l'intro est géniale)


New Born


Link in to the world
Link in to yourself
Strech it like a birth squeeze
The love for what you hide
The bitterness inside
Is growing like the new born
When you've seen, seen
Too much too young, young
Soulless is everywhere

Hopeless time to roam
The distance to your home
Fades away to nowhere
How much are your worth
You can't come down to earth
You're swelling up, you're unstoppable
'Cause you've seen, seen
Too much too young, young
Soulless is everywhere

Destroy the spineless
Show, show me it's real
Wasting our last chance
To come away
Just break the silence
'Cause I'm drifting away
Away from you

Yeah link it to the world
Link in to yourself
Stretch it like it's a birth squeeze
And the love for what you hide
And the bitterness inside
Is growing like the new born
Too much too young, young
Soulless is everywhere

Destroy the spineless
Show show me it's real
Wasting their last chance
To come away
Just break the silence
'Cause I'm drifting away
Away from you


Muse, New Born
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# Posté le vendredi 25 août 2006 06:23

Histoire sans paroles

Histoire sans paroles

Je souffre encore, de cet solitude,
De ce silence qui hurle en moi.

J'essais pourtant, de cacher mes émois,
Par ce sourire, par cette attitude,

Mais je vois, depuis des années,
Une lame qui s'amuse à me transpercer,
Jadis capable d'éclairer mon monde,
Je suis tombé dans la plus trouble des ondes.

Je porte en moi, ce vide immense,
Déchiré chaque jour par cette brûlure intense.

Entravé, ligoté, j'attends tes mots qui ne viendront pas,
Ces regards, que tout petit déjà nous ne partagions pas.

Cette absence que j'acceptais,
Cette distance qui naissait,
Ces rires qui m'affligeaient,
Ce dédain que tu ressentais,
Ces insultes que je recevais
Cette haine que tu lisais.

Tu m'as répugné. Tu m'as rejetés.
En mon âme, cette haine a été scellée.

Aujourd'hui, je garde ces non-dits,
Je me cache toujours d'autrui.
Je fuis mes actes comme mes amis.

Seul, mon c½ur espère,
Il rêve d'un autre univers.
Celui qu'on aimerait construire
A défaut de pouvoir vivre.
# Posté le mardi 29 août 2006 19:24
Modifié le vendredi 20 octobre 2006 01:34